Au coeur des enjeux environnementaux

La Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies (COP24), dont l'ambition était de donner vie à l'Accord de Paris sur le climat, élaboré trois ans plus tôt, vient de s'achever. Au centre des débats, des enjeux environnementaux cruciaux et la nécessité d'y faire face avec une stratégie commune. Des préoccupations qui sont aussi celles des géomètres-experts.

Protéger l'environnement, naturellement au cœur des enjeux de l'OGE

Conscients de la nécessité de protéger encore plus efficacement l'environnement, les géomètres-experts ont depuis toujours œuvré dans le respect d'une politique de développement durable. C'est pourquoi, en 2010, ils ont adopté un Agenda 21, le premier à l'échelon d'une profession. Participer à la lutte contre le réchauffement climatique, préserver la biodiversité, les milieux naturels et les ressources guident les actions phares de cet Agenda 21. Des thématiques fortes qui ont justement été soulevées lors de la dernière COP24.

Retour sur la COP24

Trois ans après la COP 21 sur le changement climatique, la Pologne a accueilli du 2 au 14 décembre, la 24e session de la COP24. Pas moins de 4 000 participants étaient présents, représentant 190 Etats avec pour ambition commune de concrétiser en directives l'Accord de Paris signé en 2016 et qui fixe "seulement" une ambition collective : celle de contenir le réchauffement climatique bien en dessous des 2°C d'ici à 2100. Il vise aussi à définir la voie que chaque pays doit suivre pour intensifier ses efforts en matière de protection du climat, limiter la production de gaz à effets de serre dans les domaines du transport, de l'énergie, du bâtiment, de l'agriculture et de la forêt.

Toujours plus investi sur le terrain de l'éco-responsabilité, l'OGE vient de réviser son Agenda 21. Une démarche qui témoigne ainsi de la volonté des géomètres-experts de se poser comme les garants d'un cadre de vie durable et qui aboutira sans nul doute à de prochaines initiatives en la matière. A titre d'exemple, on peut d'ores et déjà citer deux projets qui vont être portés par l'OGE dans les prochains mois :

  • - proposer un nouveau mode de regroupement et de réorganisation du parcellaire forestier, au regard des enjeux attachés à la forêt, à sa gestion, à son aménagement et sa restructuration, en adéquation avec la nécessité d'optimiser les espaces tout en répondant aux enjeux de développement durable et en respectant la loi sur la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016;
  • inscrire la procédure d'aménagement foncier agricole, forestier et environnemental dans une logique de démocratie participative à l'aide d'une démarche de concertation qui contribue à produire autrement avec de nouveaux modèles agricoles, performants économiquement et écologiquement, à garantir la paix sociale et la localisation des mesures environnementales tout en répondant à la nécessité de revitaliser les zones rurales et péri-urbaines.