Habitat individuel - idées reçues ?

Le groupe de travail missionné par Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, pour réfléchir sur l’avenir de l’habitat individuel, vient d’établir un diagnostic des pratiques et des aspirations citoyennes en matière de résidence principale. Avant de finaliser les propositions d’évolutions demandées par la ministre, les huit institutions mobilisées, dont l’OGE, dressent le portrait de ce produit résidentiel, ses forces et ses axes d’amélioration (coûts, performance énergétique, consommation foncière…).

Une réponse accessible à un besoin d’espace

Plébiscité par les français dans toutes les enquêtes depuis 1949, l'habitat individuel connaît, à l'issue de la crise sanitaire, un regain d'attractivité : sa structuration répond, pour les familles avec de jeunes enfants, au besoin de surfaces importantes aujourd'hui non traité par le marché du collectif, plus orienté sur les petites surfaces. L'espace extérieur privatif est également un attrait non négligeable.

A contrario des idées reçues, ces charmes ne vont pas de pair avec des coûts disproportionnés. Sans surprise, l'assiette foncière alourdit la note mais la surface moyenne du terrain s'est réduite de 30 % en 10 ans. Quant aux coûts de construction, ils se révèlent inférieurs pour de l'habitat individuel par rapport à l'habitat collectif... Pour des performances énergétiques meilleures.

Trois pistes d’amélioration identifiées

Le bilan environnemental de l'habitat individuel est alourdi par une plus grande consommation foncière, facteur d'artificialisation des sols et d'étalement urbain. Si les collectivités sont de plus en plus mobilisées pour tendre à la sobriété foncière, elles partagent avec les professionnels le constat d'un manque de moyens et d'ingénierie pour faire évoluer les dispositifs locaux d'urbanisme.

Le diagnostic du groupe de travail est sans équivoque : levée des freins juridiques et fiscaux à la rénovation de l'existant, incitation à la densification des tissus pavillonnaires existants, approche par projet de territoire. Nouvelle étape, démarrée le 22 novembre dernier : élaborer des préconisations pour construire l'habitat individuel de demain.

Les huit membres du groupe de travail

La Fédération des SCoT*, l'Union Nationale des Aménageurs*, le Conseil National de l'Ordre des Architectes*, l'Office Professionnel de Qualification des Urbanistes*, la Fédération Française du Bâtiment, la Fédération des Promoteurs Immobiliers, la Fédération Française des Constructeurs de Maisons Individuelles et l'Ordre des géomètres-experts*.

*Membres de l'Observatoire National du Cadre de Vie - plus d'infos sur www.oncv.org